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Comment arreter de fumer avec hypnose : déroulé d’une séance, efficacité et précautions

Comment arreter de fumer avec hypnose : déroulé d’une séance, efficacité et précautions

Comment arreter de fumer avec hypnose : déroulé d’une séance, efficacité et précautions

Arrêter de fumer avec l’hypnose : méthode miracle ou simple coup de pouce ?

Arrêter de fumer, c’est rarement une ligne droite. Entre la dépendance à la nicotine, les habitudes du quotidien, le stress, la peur de grossir… la clope coche beaucoup de cases. L’hypnose se présente souvent comme la méthode « douce » qui règle tout en une séance. Mais qu’en est-il vraiment ?

Dans cet article, on va voir ensemble :

  • comment se déroule concrètement une séance d’hypnose pour arrêter de fumer ;
  • ce que disent les études sur son efficacité ;
  • dans quels cas ça peut vraiment aider… et quand il vaut mieux passer son tour ;
  • comment l’intégrer (ou non) avec la vape, le CBD ou d’autres solutions.
  • Objectif : vous donner des repères clairs pour décider si l’hypnose mérite sa chance dans votre propre sevrage tabagique.

    L’hypnose pour arrêter de fumer : de quoi parle-t-on exactement ?

    L’hypnose utilisée pour arrêter de fumer n’a rien à voir avec les shows à la télé où quelqu’un aboie comme un chien sur commande. En cabinet, on parle d’hypnose thérapeutique, ou hypnose ericksonienne.

    L’idée centrale : utiliser un état de conscience modifié (un mélange de relaxation, de concentration et d’imagination guidée) pour travailler sur :

  • les automatismes liés à la cigarette (café = clope, pause = clope, stress = clope, etc.) ;
  • les croyances (ex : « sans cigarette je ne gère plus rien ») ;
  • l’image que vous avez de vous-même (fumeur / non-fumeur).
  • Vous n’êtes pas « endormi », vous n’êtes pas « sous contrôle ». Vous restez conscient, capable de dire non, de rouvrir les yeux, de bouger. L’hypnose n’est pas une télécommande qui éteint la dépendance. C’est plutôt un outil pour restructurer vos réflexes psychologiques autour du tabac.

    À quoi ressemble une séance d’hypnose pour arrêter de fumer ?

    Chaque praticien a sa façon de faire, mais globalement, une séance type suit plusieurs étapes assez similaires. En général, la séance « arrêt du tabac » dure 1h à 1h30, parfois plus long si c’est une prise en charge complète.

    Phase 1 : entretien préalable et analyse de votre tabagisme

    La séance ne commence pas par « fermez les yeux ». Elle commence par des questions. L’hypnothérapeute va chercher à comprendre :

  • votre histoire avec le tabac : à quel âge vous avez commencé, vos périodes d’augmentation et de baisse, vos précédentes tentatives d’arrêt ;
  • votre consommation actuelle : nombre de cigarettes, moments clés de la journée, cigarettes « plaisir » vs « automatiques » ;
  • vos motivations : santé, argent, famille, performance sportive, image de soi… ;
  • vos peurs : prise de poids, nervosité, perte de sociabilité, rechute ;
  • les contextes à risque : soirées, trajets en voiture, travail, pauses café, alcool, etc.
  • Cette partie peut prendre 20 à 40 minutes. Elle sert à personnaliser la séance et à vérifier aussi que l’hypnose est adaptée à votre situation (antécédents psychiatriques, dépendances associées, etc.). Un praticien sérieux vous posera beaucoup de questions, prendra des notes et ne vous promettra pas monts et merveilles.

    Phase 2 : induction hypnotique et mise en état modifié de conscience

    Une fois le cadre posé, l’hypnothérapeute vous installe confortablement (souvent en position assise). Il vous guide ensuite pour entrer dans un état de détente profonde. C’est ce qu’on appelle l’induction.

    Concrètement, il va utiliser des techniques comme :

  • la respiration guidée (inspirer, expirer, se concentrer sur les sensations corporelles) ;
  • la focalisation (fixer un point, une sensation, un souvenir agréable) ;
  • des métaphores de détente (descendre un escalier, flotter dans l’eau, marcher dans un lieu calme).
  • Progressivement, votre attention se détache de l’environnement et des pensées parasites. Vous êtes plus réceptif aux suggestions, tout en gardant votre conscience. C’est un peu comme être plongé dans un bon film : vous savez que vous êtes dans un cinéma, mais vous êtes à fond dedans.

    Phase 3 : travail sur la cigarette, le dégoût et les automatismes

    C’est le cœur de la séance. L’hypnothérapeute va travailler sur plusieurs axes, souvent combinés :

  • Changer la perception de la cigarette : il peut vous amener à imaginer la fumée comme quelque chose d’âcre, sale, toxique, exagérant certains aspects pour créer une forme de rejet. L’idée n’est pas de vous traumatiser, mais de casser l’image « agréable » du geste.
  • Renforcer votre identité de non-fumeur : on vous invite à vous projeter dans un futur sans cigarette, à visualiser les bénéfices concrets (souffle, odeur, argent, liberté mentale), à vous voir comme quelqu’un qui ne fume plus, de façon naturelle.
  • Reprogrammer les automatismes : les situations « café = clope », « stress = clope » peuvent être retravaillées. Par exemple, remplacer mentalement la cigarette par un autre geste : boire un verre d’eau, respirer profondément, prendre votre vape si vous l’utilisez comme substitut.
  • Travailler sur les émotions : si vous utilisez la cigarette pour calmer l’anxiété, gérer l’ennui ou masquer un mal-être, l’hypnose va tenter de réduire ce lien automatique entre émotion désagréable et envie de fumer.
  • Tout ça se fait via des suggestions verbales, des histoires, des images mentales. Vous êtes guidé, mais c’est votre cerveau qui fait le travail.

    Phase 4 : ancrages et retour à l’état ordinaire

    En fin de séance, le praticien installe souvent des ancrages : des petits « raccourcis » mentaux censés être activés plus tard lorsque l’envie de fumer revient.

    Exemples d’ancrages :

  • un mot-clé que vous vous répétez lorsque la tentation apparaît ;
  • un geste (pincer deux doigts, toucher votre poignet) associé à une sensation de calme ou de détermination ;
  • une image mentale de vous en non-fumeur, à activer quand vous sentez la fragilité monter.
  • La séance se termine par un retour progressif à un état de vigilance normale (compter, respirer, bouger les mains, rouvrir les yeux). On fait parfois un petit débrief rapide, on programme une séance suivante ou un suivi (par mail, téléphone ou audio d’auto-hypnose).

    Une séance suffit-elle pour arrêter de fumer ?

    C’est l’une des promesses les plus fréquentes : « arrêt du tabac en une séance ». C’est là qu’il faut être prudent.

    Dans la pratique, on observe plusieurs cas de figure :

  • certains fumeurs arrêtent effectivement net après une seule séance, sans substitut, et tiennent dans la durée ;
  • d’autres réduisent fortement, mais ont besoin d’une ou deux séances de renfort ;
  • une partie ne remarque aucune différence, ou rechute au bout de quelques jours / semaines.
  • Un hypnothérapeute sérieux restera nuancé : l’hypnose peut accélérer et faciliter le processus, mais ne garantit aucun résultat. Comme la vape, les patchs ou les gommes, c’est un outil, pas un bouton magique.

    Que disent les études sur l’efficacité de l’hypnose ?

    Du côté scientifique, les résultats sont plutôt mitigés.

    Plusieurs études ont comparé l’hypnose à d’autres méthodes (conseils, thérapies brèves, substituts nicotiniques) :

  • certaines montrent une légère amélioration des taux d’arrêt à court terme avec l’hypnose ;
  • d’autres ne trouvent aucune différence significative ;
  • les méthodologies sont souvent hétérogènes (qualité des praticiens, nombre de séances, taille des échantillons).
  • Les organismes de référence (comme la HAS en France ou l’OMS) reconnaissent généralement l’hypnose comme approche complémentaire possible, mais pas comme traitement de première intention avec un niveau de preuve élevé, contrairement aux substituts nicotiniques ou à la vape réglementée comme outil de réduction des risques.

    En résumé :

  • l’hypnose peut aider certaines personnes, surtout celles très motivées et réceptives ;
  • elle n’est pas, à ce jour, la méthode « la plus efficace » sur le plan statistique ;
  • elle fonctionne mieux quand elle est associée à d’autres aides (substituts, accompagnement comportemental, vape, etc.).
  • Qui a le plus de chances de réussir avec l’hypnose ?

    L’hypnose n’est pas une question de « y croire ou pas » au sens religieux, mais il y a des profils pour qui ça marche mieux :

  • Les personnes réellement motivées : si vous venez « pour faire plaisir à quelqu’un » ou « pour tester », le résultat est rarement durable.
  • Les gens imaginatifs et capables de se projeter : ceux qui entrent facilement dans un film, un livre, un souvenir. L’hypnose repose beaucoup sur l’imagerie mentale.
  • Les fumeurs déjà informés sur leur dépendance : comprendre ce qui se passe (nicotine, gestes, rituels) permet de mieux intégrer les suggestions.
  • Ceux qui acceptent d’utiliser d’autres aides si besoin : ne pas se braquer contre les substituts, la vape ou le CBD si l’hypnose seule ne suffit pas.
  • Si vous voyez l’hypnose comme une baguette magique « je paye, je m’allonge, on m’enlève l’envie de fumer », vous partez sur une attente irréaliste. C’est un coup de pouce, parfois puissant, mais ça reste un travail à deux.

    Hypnose, vape et CBD : concurrents ou alliés ?

    Sur un blog dédié à la vape et au CBD, difficile de ne pas poser la question : est-ce que l’hypnose remplace tout, ou peut-elle se combiner avec la cigarette électronique et le CBD ?

    En pratique, beaucoup de fumeurs font un mix :

  • l’hypnose pour travailler la dimension psychologique, les automatismes, l’image de soi ;
  • la vape nicotinée pour gérer la dépendance physique à la nicotine de façon progressive ;
  • éventuellement le CBD pour apaiser l’anxiété et améliorer le sommeil dans la phase de sevrage (avec des dosages adaptés et des produits sérieux).
  • C’est souvent plus réaliste d’attaquer le problème sur plusieurs fronts :

  • la tête (habitudes, gestion du stress) ;
  • le corps (nicotine, symptômes de manque) ;
  • le contexte (entourage, environnement, situations à risque).
  • Rien n’empêche, par exemple, de :

  • faire une séance d’hypnose pour ne plus allumer de clope ;
  • basculer sur une cigarette électronique avec un dosage de nicotine adapté ;
  • réduire la nicotine progressivement, en gardant éventuellement la vape comme simple substitut comportemental ;
  • utiliser du CBD ponctuellement si vous êtes sujet au stress ou aux insomnies pendant le sevrage.
  • L’important, c’est d’éviter les discours extrêmes : « l’hypnose suffit à tout » ou « la vape suffit à tout ». Pour beaucoup, la solution gagnante est personnalisée et hybride.

    Précautions avant de se lancer dans l’hypnose

    Comme pour tout ce qui touche à la santé, il y a quelques règles de base pour éviter les mauvaises surprises.

    1. Choisir un praticien formé et transparent

  • Vérifiez sa formation (école sérieuse, durée de formation, éventuellement double compétence santé/psy).
  • Méfiez-vous des promesses du type « 100 % de réussite », « aucune rechute possible ».
  • Demandez comment se déroule le suivi : une seule séance ? plusieurs ? possibilité de rappel ?
  • 2. Éviter l’hypnose « sauvage » en cas de fragilité psychique

  • Si vous avez des antécédents de troubles psychiatriques (psychose, bipolarité non stabilisée, états dissociatifs), parlez-en à votre médecin avant.
  • Prévenez le praticien de vos traitements en cours, de vos addictions associées (alcool, drogues, médicaments détournés).
  • 3. Ne pas arrêter brutalement certains traitements sans avis médical

  • L’hypnose ne remplace pas un antidépresseur, un anxiolytique ou un traitement pour une autre maladie chronique.
  • Si votre praticien vous pousse à arrêter des médicaments prescrits par votre médecin sans coordination, changez de praticien.
  • 4. Garder un plan B

  • Préparez-vous à l’idée que l’hypnose peut ne pas suffire seule.
  • Ayez sous le coude des substitutions nicotiniques, de la vape, un suivi tabacologue, un soutien de proches.
  • L’objectif n’est pas de « réussir par fierté uniquement avec l’hypnose », mais d’arrêter durablement. Le reste, c’est de l’ego.

    Comment savoir si l’hypnose a vraiment marché ?

    Certains sortent de la séance en se sentant « transformés », d’autres pas du tout. Ce ressenti immédiat n’est pas un indicateur fiable. Ce qui compte, ce sont les semaines qui suivent.

    Quelques questions à vous poser :

  • Est-ce que vous avez effectivement arrêté de fumer, même en gardant une vape nicotinée au début ?
  • Est-ce que les envies de cigarette sont moins fréquentes ou moins intenses ?
  • Est-ce que vous gérez mieux les situations à risque (stress, soirées, alcool, disputes) ?
  • Est-ce que vous avez l’impression d’être plus aligné avec votre décision d’arrêter ?
  • Si la réponse est oui à plusieurs de ces points, la séance a probablement eu un effet utile, même si vous n’avez pas ressenti de « grande transe » spectaculaire.

    Et si rien ne bouge ? Vous pouvez :

  • tenter une autre séance avec le même praticien (parfois, ça se joue au deuxième round) ;
  • changer de praticien si le courant ne passe pas ;
  • ou décider d’orienter vos efforts sur d’autres méthodes (vape, tabacologue, TCC, etc.).
  • Faut-il tenter l’hypnose pour arrêter de fumer ?

    En résumé, l’hypnose peut être intéressante si :

  • vous êtes déjà motivé et prêt à arrêter ;
  • vous sentez que votre blocage est surtout dans la tête (émotions, stress, habitudes) ;
  • vous acceptez l’idée que ce soit un levier parmi d’autres, pas une solution unique ;
  • vous êtes prêt à choisir un praticien sérieux, même si ça coûte un peu plus cher qu’une séance « low cost » expédiée en 20 minutes.
  • Elle sera probablement moins pertinente si :

  • vous attendez un miracle sans implication personnelle ;
  • vous refusez catégoriquement toute autre aide (vape, substituts, accompagnement médical) même en cas d’échec ;
  • vous avez déjà essayé plusieurs séances sans aucun effet mesurable.
  • Au final, l’hypnose reste un outil parmi d’autres dans l’arsenal anti-tabac. Pour certains, c’est le déclic qui manquait. Pour d’autres, c’est juste une étape de plus dans un parcours fait d’essais, de ratés, d’ajustements… jusqu’au jour où la dernière cigarette reste vraiment la dernière.

    Si vous envisagez l’hypnose, posez des questions, renseignez-vous, comparez les approches, et n’hésitez pas à combiner avec la vapeur et, si besoin, le CBD. L’important n’est pas la méthode qui « a la meilleure image », mais celle qui vous permettra, à vous, de tourner la page du tabac sans vous ruiner la santé ni la tête.

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